Martes 6 de Octubre 2oo9,
la cabeza en las memorias.
Mon tout premier Amour,
Je t'écris d'un manque inavoué, d'une promesse oubliée sans doute envolée. Tu fus toute ma vie, durant l'espace de plusieurs mois et restera une part d'elle quelque part en moi. Nous avons toujours été présent l'un pour l'autre, avons tout surmonté ensemble, avons tout partagé. Corps, amertumes, sentiments, pensées. Mon Ange, ton sourire fut celui auquel je me rattrapais à chaque réveil, après une nuit volée au présent. Une nuit brûlée de baisers, de caresses, de douceur avec quelques brins de chaleur.
J'aurais tellement voulu te dire ses mots, lorsque nous nous sommes assis sur ce banc, pour un adieu, mais aucun n'a réussit à sortir. Mes mots auraient voulu voler jusqu'à tes lèvres pour les apaiser quelque peu du mal que tu croyais me faire.
Nous nous sommes aimés jusqu'à la déraison. De vrais enfants, ivres de rêves.
Mais mon Ange, tu n'avais que raison. L'amour n'est qu'un pansement contre les duretés de la vie.
C'est pourquoi je te remercie pour ces quelques mois, qui furent les plus beaux de mon existence. Aucun cadeau ne fut plus beau que celui que tu m'as fait, celui d'aimer, pas même la bague que tu avais passé à mon doigt avec toute la délicatesse du monde.
Mais ne t'en fais pas, mon Amour. Tout reste sagement placé dans ma mémoire. Tout. Même les multiples détails de ton corps, que j'aimais serrer contre moi en respirant l'odeur de ta peau.
Avec tout mon amour. Éternellement.
Manon.
© Manon - Octobre.o9 ©Texte pour cette galerie. *